Mange, Prie, Aime – Elizabeth Gilbert

Salut les loutres ! Tout d’abord : CHAMPIONS DU MONDE !!!!

Voilà, ça c’est fait :p Je reviens aujourd’hui avec une belle lecture, d’un tout autre registre de ce que j’ai l’habitude de lire. J’arrive aussi très tard puisque ce livre a connu son heure de gloire dans les années 2010…Oui oui, j’ai vraiment un voire deux trains de retard…Mais grâce à Audible, j’ai eu le plaisir de le découvrir d’abord en lecture audio, puis en film. Allez, je vous emmène à la découverte de vous même !

A trente et un ans, Elizabeth Gilbert possède tout ce dont une Américaine ambitieuse peut rêver : un mari dévoué, une belle maison, une carrière prometteuse. Elle devrait nager dans le bonheur, pourtant elle est rongée par l’angoisse, le doute, l’insatisfaction… S’ensuivent un divorce, une dépression et une liaison désastreuse qui la laissent exsangue et encore plus désemparée. Elle décide de tout plaquer pour partir seule à travers le monde. À elle de se construire la vie qu’elle s’est choisie ! En Italie, elle goûte aux délices de la dolce vita et prend les “douze kilos les plus heureux de sa vie”, en Inde, ashram et rigueur ascétique l’aident à discipliner son esprit (lever à 4 heures du matin, méditation et nettoyage des sols !) et en Indonésie, elle cherche à réconcilier son corps et son âme pour trouver l’équilibre qu’on appelle le bonheur…

 

Pour être tout à fait objective, je ne vais pas vous dire que c’est un coup de coeur. J’ai vraiment passé un très très bon moment en compagnie d’Elizabeth, simplement quelques petites “fausses notes” m’ont un peu gâché le plaisir d’écoute. Mais, vous me connaissez depuis le temps, je vais vous expliquer tout cela en détail.

L’histoire en elle-même est basée sur la propre vie de l’autrice. C’est une auto-biographie donc. Un genre de lecture dont je ne suis absolument pas familière. Mais cela ne m’a absolument pas dérangée, loin de là ! J’ai beaucoup aimé “vivre” la vie de Liz et j’ai également beaucoup appris sur moi même grâce à elle. On fait la connaissance d’une femme, qui doit être le reflet d’un million d’autre sur cette Terre, qui a tout pour être heureuse mais qui ne rentre pas “dans le moule”. Elle ne veut pas d’enfants et ne veut plus être mariée. Elle veut voyager. Se retrouver. C’est là que le récit commence à prendre vie : du malheur de Liz et de sa décision radicale et culottée de tout plaquer pour devenir elle-même. 

Et c’est très admirable de sa part. Je suis sure que si l’on réfléchit bien, on a tous envie à certains moments de tout envoyer valser et partir élever des loutres et des castors au fin fond du Canada…(oups, je divague…)! Et si l’on creuse encore, combien de fois vous êtes vous retrouvé dans une relation de couple par exemple, qui ne vous satisfaisait pas vraiment…Mais par peur de quitter le confort de cette vie à deux vous êtes resté encore un peu ? C’est sur tout cela qu’Elizabeth se confie et par la même occasion, elle nous livre sa propre introspection. 

J’ai aimé aussi voyager avec elle en Italie et découvrir la “Dolce Farniente”, puis Bali car cela m’a rappelé de bons souvenirs (c’est un voyage que j’ai adoré et qui m’a beaucoup marqué). L’Inde m’a également fasciné mais soyons honnêtes, je n’aurais pas été capable de passer autant de temps à laver un sol :p 

En Italie, elle retrouve l’appétit – En Inde, elle prie – A Bali, elle fait confiance. 

Pour tout cela c’est un gros coup de coeur ! Le changement de vie, la découverte de soi, le cran et le voyage…je dis OUI. Malheureusement, quelques bémols sont à soulever. 

Tout d’abord, j’ai eu énormément de mal avec la voix de la personne qui lisait le récit. Je ne sais pas comment expliquer, l’intonation peut être un peu trop familière à mon gout. Après cela reste très personnel et ce n’est pas ça qui fait pencher la balance. 

Pour moi, le plus gros défaut de ce livre, ce sont les longueurs. C’est long mais long…Les passages sur son divorce ainsi que sa conquête amoureuse, ou encore la religion et la méditation, notamment dans les chapitres sur l’Inde m’ont vraiment ennuyée…J’avais le sentiment d’être en face d’un gourou tentant de me rallier à sa cause et ça je ne suis pas d’accord. Que l’on vive son cheminement intérieur est une chose, que l’on tente à coup de grandes tirades de “convaincre” le lecteur du pourquoi du comment on vit cela, ça ne passe pas avec moi. Je ne dis pas que cela n’a pas remué quelques sentiments en moi, je dis juste que le rabâchage n’est pas une solution. 

L’auteur passe son temps à s’excuser, de tout, de sa façon de penser jusqu’à sa décision de changer de vie. Et pour moi cela a beaucoup joué sur ma lecture. J’ai adoré la découvrir en même temps qu’elle, surtout dans les passages en Italie et en Indonésie, mais j’ai sauté beaucoup de lignes aux abords de la spiritualité et la méditation et ça c’est dommage. 

Pour conclure, je vous conseillerai tout de même de le lire, notamment car l’histoire est en elle même très belle. Il y a également tout un cheminement personnel qui peut vous éclairer dans la vie de tous les jours (J’ai moi aussi ouvert les yeux sur quelques détails). En revanche, sautez les passages qui vous ennuient au risque de vous voir abandonner la lecture. Peut être est-ce une mise à l’épreuve qui sait ? 

 

 

 

 

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  • Un beau voyage
3

Trop de longueurs...

On s’excuse et on en remet une couche…et on s’excuse de penser comme cela…et c’est ainsi sur de nombreuses pages…

Unavocatencuisine

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